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CCMA du 12 mars 2026

La Commission Consultative Mixte Académique s’est réunie pour étudier :

  • L’avancement accéléré d’échelon au sein de la classe normale (agrégés, certifiés, PEPS, PLP)
  • La liste d’aptitude des professeurs agrégés
  • Un recours de RDV de carrière
  • Deux recours d’évaluation des maîtres délégués

Promotions :

Avancement accéléré d’échelon

CorpsEchelonPromouvablesPromus (30%) :
AgrégésEchelon 700
Echelon 931
CertifiésEchelon 76619 (12F + 7H)
Echelon 94614 (11F + 3H)
PEPSEchelon 731
Echelon 952 (1F + 1H)
PLPEchelon 7113 (2F + 1H)
Echelon 9103 (2F + 1H)

Liste d’aptitude des agrégés 

Les 17 candidatures remontées au national ont reçu un avis « Très favorable » du corps des inspecteurs :

  • 1 en Allemand 
  • 2 en anglais
  • 1 en Arts Plastiques
  • 1 en Economie-Gestion
  • 2 en EPS
  • 1 en Espagnol
  • 1 PLP Histoire-Géographie
  • 2 en Lettres Modernes
  • 2 en Mathématiques
  • 2 en Physique-Chimie
  • 1 en SVT
  • 1 en SES

Recours de rendez-vous de carrière:

Maintien de l’appréciation.

Recours d’évaluation des maîtres délégués:

Maintien du 1er avis, mais modification du 2e conformément à la demande de l’enseignante.

Vos élus CFDT ont fait remonter la demande d’une protection sans faille de l’employeur Etat pour les maîtres de l’enseignement privé qui subissent des conditions de travail dégradées dans leur établissement. Les enseignants des établissements privés sous contrat sont des agents publics et participent au service public de l’éducation. Le Sep CFDT CVL l’a rappelé avec force : les enseignants du privé ne sont pas des enseignants de seconde zone.

Voici notre déclaration liminaire:

Mesdames et messieurs,

En notre qualité de représentants du Syndicat d’Enseignement Privé CFDT Centre – Val de Loire, nous tenons tout d’abord à remercier chaleureusement l’administration qui a fait preuve d’écoute, de volonté de dialogue social, et de réactivité concernant des situations concrètes que nous avons récemment portées à sa connaissance.

Notre organisation porte aujourd’hui une attention particulière à la manière dont notre employeur, l’Etat, assume ses responsabilités vis-à-vis des enseignants des établissements privés sous contrat qui sont des agents publics et qui participent au service public de l’éducation. Le Sep CFDT CVL le rappelle avec force : les enseignants du privé ne sont pas des enseignants de seconde zone.

Cette CCMA dédiée à la carrière des maîtres est l’occasion de rappeler que le nombre de promotions étudiées aujourd’hui est très insuffisant pour revaloriser une profession en perte d’attractivité. Les dysfonctionnements que nous constatons dans bon nombre d’établissements concernant l’évaluation des maîtres se rajoutent à l’enveloppe budgétaire insuffisante. Les agents de l’Etat que nous sommes sont en partie évalués par nos chefs d’établissements ou adjoints de direction qui ne sont pas agents publics. Evaluations « à la tête du client » ou, pour de nombreux collègues maîtres délégués, évaluations vite expédiées, … les recours que nous étudierons aujourd’hui ne sont que la partie émergée de l’iceberg.

Avec notre fédération Fep-CFDT, le Sep CFDT CVL revendique que notre employeur l’Etat soit plus présent et exerce des contrôles réguliers non seulement sur l’utilisation des fonds publics et le respect du contrat d’association, mais aussi sur les conditions dans lesquelles les enseignants du privé sous contrat exercent leur service.

Nous avons besoin de notre employeur quand nos établissements nous imposent des obligations qui n’en sont pas, comme, par exemple, la participation à plusieurs journées portes ouvertes en contrepartie de la journée de solidarité. Quand paraîtra la circulaire académique sur la mixité des publics, clarifiant pour tout ce qui relève (ou pas) des obligations des enseignants, suivant le cadre donné en CCMMEP dès juillet 2024 ?

Nous avons besoin que notre employeur nous protège, quand nous exerçons sur plusieurs établissements et que chaque chef d’établissement exige que nous participions à la vie de l’établissement comme si nous y étions à temps plein.

Nous avons besoin de la protection de notre employeur quand le directeur diocésain met à pied un enseignant en visioconférence pendant que le chef d’établissement signe un « arrêté » d’éloignement de l’établissement, le tout avant de vérifier si les accusations portées sont valables.

Nous avons besoin de notre employeur quand notre chef d’établissement refuse de transmettre notre demande de congé pour formation syndicale à l’autorité académique sous prétexte que nous ne travaillons pas dans le public.

Et nous avons encore besoin de notre ancien employeur quand nous avons fait valoir nos droits à la retraite suite à des décennies de bons et loyaux services et avec une retraite souvent peu élevée, calculée sur les 25 meilleures années d’une carrière qui a avancé trop peu, trop tard. Car nous avons droit à une retraite additionnelle, mais en ce moment, les collègues concernés doivent attendre plus d’un an que leur dossier soit traité par le service compétent du rectorat. Sans doute, les personnes en charge ont elles aussi, besoin de leur employeur pour prendre les mesures nécessaires face à ce qui semble être une situation de surcharge de travail.

Les élus Sep CFDT Centre-Val de Loire

Anne BRAZI, Stephanie AGUILANIEDO (titulaires) et Florent LAVAL (suppléant)