Une intersyndicale s’est mobilisée jeudi 28 mai à Paris, et à d’autres dates un peu partout en France, pour dire : NON à l’enterrement de notre prévoyance.
Le Sep CFDT CVL a été devant le Panthéon avec beaucoup d’autres enseignants. Nos pancartes ont tourné en boucle sur les réseaux. Nous sommes désormais sur la place publique, et l’image de l’Enseignement catholique est en jeu.
L’Enseignement catholique projette de supprimer le filet de sécurité de « ses » enseignants. Notre prévoyance obligatoire actuelle, co-financée par les enseignants et leurs établissements, nous apporte un très bon filet de sécurité à des coûts maîtrisées. L’abandonner signifiera pour les enseignants soit d’être moins protégés, soit de payer beaucoup plus cher une prévoyance individuelle. Non, la « sur-complémentaire » vantée par le collège des financeurs ne fonctionnera pas. Asseoir un système collectif et obligatoire sur un socle facultatif n’est pas possible.
La Fnogec est en train de couper à la hache le lien privilégié qui existe entre les enseignants et leurs établissements. Faisons le calcul de ce que cela coûterait aux OGEC si toutes les petites et grandes actions faites bénévolement par « ses » enseignants devraient être rémunérées. Vous trouverez que cela coûterait bien plus cher que ce que les OGEC versent actuellement pour notre prévoyance.
Il n’est pas trop tard, mais il est grand temps de mettre fin à cet épisode qui déshonore l’Enseignement catholique. A l’issue de la manifestation, les secrétaires généraux ont rencontré le secrétaire général de l’Enseignement catholique qui s’est montré favorable à une issue en faveur des enseignants. Pas de commentaire du président de la Fnogec toutefois, qui devrait se rappeler la parole suivante : « Ce que vous faites au plus petit parmi vous, c’est à moi que vous le faites ».
Nous restons mobilisés !